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1948 - Au congrès de Grenoble nait un désaccord entre le ministre des Anciens combattants, François Mitterrand, et les membres de l'Union fédérale au sujet de l'attribution de la carte du combattant et la volonté de L'U.F l'emporte !
1953 - Antoine Pinay déclare « On accorde des pensions, des allocations, des retraites du combattant à des gens dont le luxe est parfois insolent et dont la situation de fortune est parfois considérable ». C'est une déclaration honteuse, et devant les protestations qui s'élèvent de toutes parts, la nomination d'Henri Bergasse comme nouveau ministre des Anciens combattants calme les esprits !
1954 - Le décret-loi Laniel supprime la retraite du combattant jusqu'à 65 ans et le président du conseil déclare « On ne donne pas la retraite à des millionnaires » ce qui provoque encore de vives réactions, mais là encore, André Mutter, brillant combattant de 40, ministre des Anciens combattants, mène une lutte farouche pour la défense des droits, faisant passer ses convictions personnelles avant celles de son parti !
1955 . A la tribune de l'Assemblée nationale, des membres du gouvernement tentent de discréditer le monde combattant, ce qui déclenche encore de vives réactions.
1957 - Au congrès de Bordeaux, le ministre des Anciens combattants, Tanguy-Prigent et le sous-secrétaire d'Etat Le Coutaller écartent le danger qui, une nouvelle fois, menaçait la retraite du combattant et les petites pensions.
1958 - L'année de l'injure L'ordonnance du 30 décembre 1958 déclenche une explosion de colère sans précédent dans le monde combattant, avec la tentative de suppression du ministre des Anciens combattants et Victimes de guerre, et dans une conférence de presse, le général de Gaulle dénonce le fait que la France est le seul pays au monde à avoir un ministre des Anciens combattants, et il supprime la retraite du combattant. La réaction est immédiate, 100 000 manifestants se rassemblent place de l'opéra á Paris, précédés de plus de 3 000 drapeaux, et la décision est prise de ne plus participer aux cérémonies officielles ; dans de nombreuses communes, les anciens combattants refusent de se rendre á la mairie lors de la visite du général de Gaulle ! Le pouvoir ne reculera pas, dit le général, mais en 1961, la retraite du combattant pour ceux de 14-18 âgés de 65 ans est rétablie. Il faut dire aussi qu'après de telles péripéties, les liens qui unissaient le général de Gaulle aux anciens combattants furent distendus pour un bon bout de temps !
1962 - Le ministre des Anciens combattants de l'époque déclare au sujet de l'article 55 de la loi de finances de 1962, que les textes constitutionnels ne comportent pas de force obligatoire pour le gouvernement vis-à-vis des anciens combattants !
1967 - Violentes attaques de M. Alexandre Sanguinetti contre le droit á réparation !
1979 - Des rumeurs parviennent aux responsables d'associations selon lesquelles de graves menaces pèseraient sur les pensions d'invalidité et les indemnités diverses versées aux ayants droit en guise de "réparation". Ainsi la direction du budget envisagerait un certain nombre de mesures telles que :
- Le blocage des taux de pensions importantes.
- La suppression des groupements d'infirmités.
- La suppression des suffixes pour infirmités multiples.
- La forclusion pour les demandes de pensions et demandes d'aggravation.
- La contestation de l'aggravation provoquée par le vieillissement des pensionnés.

- En outre, l'inspection des finances envisagerait :
- De frapper d'impôt les pensions qui dépassent un certain taux.
- De modifier le statut de la tierce personne.

En  1992, un homme politique, pas encore secrétaire d'Etat aux Anciens combattants a dit lorsqu'il était sénateur.
« Pour ceux qui ont accepté de souffrir et de mourir pour l'indépendance de notre pays et la sauvegarde de la liberté, nous pensons que la générosité reconnaissante de la nation doit rester leur droit imprescriptible. »
Et pourtant, force est de constater, preuves á l'appui, que l'intangibilité des droits acquis a été violée á l'occasion des budgets de 1990 et 1991.
- C'est d'abord l'article L.8 bis du Code des pensions sur le rapport constant qui a été modifié de telle manière qu'il est difficile de comprendre quoi que ce soit dans son calcul.
- C'est ensuite l'article L.16 sur les suffixes dont le mode de calcul a été lui aussi reformé en profondeur par la loi de finances pour 1990 à l'aide du 49-3, ainsi les grands invalides se trouvent désormais dans la quasi impossibilité d'obtenir la révision de leurs taux de pension pour aggravation ou pour de nouvelles infirmités.
- C'est encore le plafonnement des pensions des grands invalides qui a été institué par le budget de 1991.

Ces menaces sont toujours d'actualité, mais de manière plus subtiles, c'est a dire qu'on tente de les supprimer une par une afin que ce ne soit pas spectaculaire, le ministère des anciens combattants a déjà été supprimé. C'est pour cela que nous devons rester vigilant, comme nos aînés l'on été avant nous, et peser de tout notre poids sur les élus en le leurs faisant savoir et en manifestant notre volonté au sein des Associations.





POUR  EVITER  CELA,
SOYONS  TRES  NOMBREUX
A  ADHERER  AU  SEIN DES  ASSOCIATIONS  DONT  LE  POIDS  EST  PROPORTIONNEL
AU  NOMBRE  D'ADHERENTS