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Motion 28/99-4 de l'Union Fédérale


L'Union fédérale des associations françaises d'anciens combattants et victimes de guerre réuni en congrès national :
Demande qu'un statut de prisonnier de guerre identique á celui des prisonniers du Viêt-minh soit reconnu aux militaires français prisonniers du F.L.N. pendant la guerre d'Algérie.

Rappelle que ces derniers n'ont pu bénéficier de la protection prévue par la Convention de Genève.

SUR PLUS DE 400 SOLDATS FRANÇAIS, CONNUS, FAITS PRISONNIERS PAR LE FLN AVANT LE 19 MARS 1962

SEULS UN PETIT NOMBRE FUT LIBÉRÉ
Contre des centaines de prisonniers FLN

200 sur les plus de 400 dénombrés ne revinrent jamais


- Disparus à jamais ou morts dans les lieux de captivité, en Tunisie, au Maroc ou dans des grottes en Algérie.

Ils furent oubliés par la mémoire collective de toute une nation, sauf par leur épouses, enfants, familles... qui depuis plus de 40 ans essaient d'obtenir des autorités des renseignements sur leur mort et dans quelles conditions.

- Leurs morts reconnues officiellement après quelques années, leur donna le droit de se voir attribuer la mention ''Mort pour la France'' et leurs inscriptions sur les monuments aux Morts. Les veuves devinrent des veuves de guerre, mais elles n'ont toujours pas fait le deuil de leurs maris, les mères de leurs fils, ...

- Ces familles furent d'avantages éprouvées lorsque les ''libérés'' et ''évadés'', se sont mis à décrire leurs détentions, leurs tortures morales et physiques, les sévices subis, Indescriptibles et que la morale réprouve. Elles ne purent s'empêcher d'imaginer le sort qu'avait réservé le FLN à ces pauvres prisonniers disparus et oubliés.

- Devant le silence fait sur le sort des anciens prisonniers du FLN, devant tant d'oublis de toutes les autorités Françaises, la Presse, certainement mal informée sur ce chapitre de la guerre, ne s'est jamais préoccupée des atrocités et sévices subis par nos propres soldats.

- Le responsable national des Anciens Prisonniers du FLN, avait décidé de parler avec leurs accords et souhaitait que les médias rétablissent l'égalité dans leurs informations et qu'ils se préoccupent davantage du sort des prisonniers français en rétablissant ainsi l'honneur des soldats d'Algérie qu'ils ont un peu entaché par leurs informations incomplètes...''.       

-D'autre part les prisonniers, Français, du FLN avaient vu toutes leurs demandes rejetées.

- Le fait qu'ils ne soient qu'une centaine ne pose pas problème à l'administration des ACVG. 
- Si les Prisonniers de Guerre de 39-45 purent obtenir maints avantages, y compris un pécule de retours c 'est qu'ils étaient plus d'un million et demi... et qu'ils surent, par des manifestations considérables bloquer la capitale et obtenir de la IV ème République ce qu'ils demandaient.

La détention en Afrique du Nord fut pourtant beaucoup plus terrible
que celle, des stalags allemands


- C'est pourquoi le Président de I'UNC des Vosges a mené une mobilisation en faveur de ces camarades, qui ont eu à connaître les geôles du FLN. Les différents témoignages déjà publiés dans les colonnes du Journal du Combattant, sont terribles. Et les anciens d'AFN ne pourraient comprendre que le secrétaire d'État aux AC, continue à rester insensible devant ce dossier.   
     
   

Selon les témoignages des anciens prisonniers :


- La nourriture était rare, ils devaient manger des pissenlits, de l'ail sauvage et des caroubes (quelques prisonniers ont perdu plus de 20 kg lors de leur détention).
- Les mois de captivité en Algérie se sont passés avec les mains entravées.
- Lors de leurs déplacements ils avaient les mains attachées dans le dos, une corde les reliant à d'autres prisonniers. De ce fait si l'un d'entre eux chutait les autres étaient entraînés.
- Ils couchaient à même le sol, sur un sac de toile.
- Ils étaient envahis par les poux et les puces. Ne pouvant se laver que très rarement
.
- Les plaies s'infectaient, par manque d'hygiène et de médicaments, et provoquèrent chez certain la gangrène et la mort.
- La dysenterie était chose courante.
- Certains prisonniers ont pu
écrire, très rarement à leur famille, les rassurants en leur disant être bien nourris, bien traités, mais bien sûr ce n'était pas toujours le cas. Ceci afin que leur courrier puisse arriver à destination sans être censuré ou détruit...''.
- Etc. ….
- Certains ont perdu la raison ….

- Suite à une question écrite de M. Jacques Legendre (Nord - RPR) publiée dans le JO Sénat du 16/11/2000 - page 3881. La réponse du secrétaire d'Etat à la défense chargé des anciens combattants, fut qu'il s'est intéressé particulièrement aux militaires ayant été capturés par l'ALN durant la guerre d'Algérie :

  • L'étude des témoignages recueillis auprès d'anciens captifs après leur libération a montré, certes une grande diversité de situations, quant à la durée et aux conditions de la captivité. Toutefois, il a paru légitime d'accorder à ces militaires le bénéfice des dispositions dérogatoires en matière de reconnaissance de l'imputabilité, applicables aux affections caractéristiques des conditions de vie en régime particulièrement sévère d'internement. Une mesure en ce sens a été adoptée par la loi de finances pour 2000. Il appartient aux personnes concernées qui présenteraient l'une ou plusieurs des affections visées par ces dispositions, d'en demander le bénéfice auprès des services compétents. Par ailleurs, diverses études ont été engagées pour examiner dans quelles conditions cette captivité pourrait être mieux prise en compte aussi bien sur le plan de la reconnaissance que sur celui de la réparation.

A notre connaissance rien n'a changé depuis cette date.