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1958

1959

1960

1961

1962

1963

2000

- En Algérie le Produit National Brut (PNB) par habitant, en Dollar est de : 1 276 $.  il sera de 1.650 $ en 1993 alors que les salaires ont été multipliés par 13 en France ou le PIB est de 22.360 $.

- Centenaire du rattachement des comtés de Savoie et de Nice à la France sous Napoléon III.
1 Janvier : - Entrée en vigueur du nouveau Franc.
4 Janvier : - Albert Camus se tue dans un accident de la route, en France. Il avait écrit :  « La terre appartient à celui qui l'a faite meilleure ». C'était à propos de l'Algérie. Et aussi :  « il ne faudrait pas remplacer une injustice (celle subie par les musulmans) par une autre injustice (celle que subirait les Pied-noirs).
- La croix rouge publie un rapport sur les camps d'internement en Algérie.
6 Janvier : - Les services d'écoutes radio, captent une série de messages, échangés entre la wilaya 4 (Algérois) et l'état major FLN d'Oujda, dans lesquels Si Salah exprime la lassitude et l'écœurement des maquis, et menace l'état major, d'accepter la paix des braves si la situation n'évolue pas.
16 Janvier : - Un journaliste allemand, Kempski, interview le général Massu à Alger .
18 Janvier : - Un grand quotidien Allemand publie un interview du général Massu, par le journaliste allemand Kempski, dans laquelle le général tient des propos irrespectueux envers De Gaulle. Le général Massu, démentira, les propos qui lui sont attribués
19 Janvier : - Suite à l'interview publié le 18 janvier, le général Massu est convoqué à Paris, il lui sera interdit de revenir en Algérie.
20 Janvier : - Georges Bidault est expulsé d'Algérie.
22 Janvier : - Le général Crépin remplace Massu à la tête du corps d'armée d'Alger.
24 Janvier : - A Alger, pour protester contre la disgrâce du général Massu, les avocats Pierre Lagaillarde et Jean Meningaut, le cafetier Joseph  Ortiz, le docteur Jean-Claude Perez, et d'autres, avec le FNF organisent une manifestations. Vers 18 heure un affrontements, armé,  entre gendarmes mobiles, originaires d'Algérie pour beaucoup, sous les ordres du colonel Debrosse, et les manifestants dont les UT, en armes, de Bab el Oued, de la Casbah ainsi que la « Cie Opérationnelle » qui ne regroupe que des jeunes appelés récemment libérés après avoir servi dans les djebels. L'affrontement se soldera par la mort de 8 gendarmes et 11 manifestants, 85 gendarmes et 56 manifestants seront blessés. C'est la semaine des « barricades » qui commence.
25 Janvier : - Allocution télévisée de, Charles De Gaulle
27 janvier : - Philippe Castille, le tireur de l'attentat au bazooka contre le général Salan s'évade, et rejoint la France.
28 Janvier : - Le général Challe et Paul Delouvrier quittent Alger pour la base de la Régghaïa afin d'être en sécurité.
- Le colonel Bigeard déclare, entre autre, à Saïda :
« Que veulent les hommes des barricades, et l'armée qui combat ?, la certitude que leurs combats ne soient pas vains. Alors les barricades disparaîtront et, tous ensemble nous pourront terminer la lutte contre la véritable rébellion ».
29 Janvier : - Allocution radiotélévisée du général de Gaulle, qui déclare : « Français d'Algérie, comment pouvez-vous écouter les menteurs qui vous disent que De Gaulle et la France, en donnant le libre choix aux Algériens, veulent vous abandonner, se retirer d'Algérie et la livrer à la rébellion ? ». Puis s'adressant à l'Armée: « Vous avez à liquider la force rebelle qui veut chasser la France d'Algérie et faire régner sur ce pays sa dictature de misère et de stérilité ».
30 Janvier : - Arrestation à Paris de deux députés d'Algérie, messieurs Biaggi et Kaouah pour leur sympathie envers les insurgés des barricades.
1 Février : - Reddition du camp retranché, les insurgés en armes et en tenue militaire sortent en ordre derrière Lagaillarde et leur drapeau. Ils se rendent au 1°REP, qui leurs rends les honneurs.
- A la suite de sa déclaration du 28 janvier à propos des barricades,  le colonel Bigeard est contraint de quitter l'Algérie définitivement. Il sera muté, en république Centrafricaine en juillet 1960.
2 Février : - Les insurgés qui ont refusé de rendre leurs armes sont regroupé au sein d'un commando baptisé « Alcazar » en référence a la résistance héroïque de l'Alcazar de Tolède lors de la guerre civile Espagnole.
3 Février : - Le commandant Sapin-Lignières, commandant les UT d'Alger Sahel est arrêté, avec  le capitaine Ronda des UT, de Sérigny directeur de l'Écho d'Alger, ainsi que Féral, Perez,Lefebvre, Demarquet, Arnoud, Susini, Trappe et Sanne. Les présents au procès seront acquitté le 3 mars 1961, mais seront internés administrativement.
- Des sanctions sont prises contre de nombreux officiers, en Algérie et en France, dont le colonel Gardes, qui ont eu de la sympathie pour les insurgés. Ils sont laissé en liberté provisoire.
- Ortiz, Meningaud, Martel et Laquières sont en fuite. 
4 Février : - De Gaulle, fait supprimer le V° Bureau, (l'action psychologique de l'Armée), pour sa sympathies envers les insurgés des barricades.
5 Février : - Suite à l'affaire des « barricades », deux ministres, Jacques Soustelle et Bernard Cornut-Gentille (futur Maire de Cannes) sont limogés pour leurs sympathies envers les insurgés. De nombreux généraux et colonels sont mutés, (parmis lesquels Faure, Bigeard, Broizat, Gracieux, etc.)
10 Février : - Dissolution de toutes les unités territoriales en Algérie, certaines ayant participé aux barricades
13 Février : - Explosion à 15 kms au sud de Hamoudia, situé à 50 kms au sud de Reggane, de la première bombe atomique française, « Gerboise bleue » d'une puissance de 65 kilotonnes à 100 mètres du sol.
14 février : - Le général Massu déclare : « L'armée ne cesse de réclamer que l'état de guerre soit instituée, que les adversaires en uniforme soient traités en prisonnier de guerre. Quand aux terroristes en civil… qui tuent des gens sans défense et au hasard, il y a des mois que nous demandons qu'on leur applique les lois de la guerre, qu'ils soient jugés comme francs-tireurs et fusillés . »
Puis : « Certains généraux sont prêts à supporter avec la plus grande abnégation, les malheurs des autres, et que périssent des centaines de gens plutôt que de se salir les mains ? ». Et encore : « Les droits de l'innocent sont supérieurs à ceux du coupable ».
3 Mars : - La Caravelle du général De Gaulle, se pose à Telergma en Algérie pour un voyage de quelques jours.
5 Mars : - De Gaulle déclare à Azziz prés d'Aumale : « L'Algérie sera algérienne… Elle restera liée à la France… Il y a ici des milliers d'Européens qui ont le droit d'y être et y resteront. Il y a 400.000 musulmans qui travaillent en France et qui font vivre 3 millions de musulmans ici…La France seule est capable de développer l'Algérie. »
17 Mars : - Trois adjoints (Lakdar, Halim et Abdellatif) de Si Salah, chef de la wilaya 4,  rencontrent secrètement le cadi de Médéa pour organiser une entrevue avec les autorités françaises.
15 Mars : - Le général Crépin prends ses fonctions de Commandant en chef de l'Armée en Algérie, en remplacement du général Challe.
28 Mars : - En fin d'après midi à la Préfecture de Médéa, 3 émissaires de Si Salah et  deux proches collaborateurs des chefs d'état français se rencontrent.
Le responsable politique FLN, de la wilaya, déclare aux personnalités françaises : « 
Nous voulons la paix, mais il ne s'agit pour nous ni d'amman ni de reddition. Encore moins de trahison. Nous représentons nos camarades, combattants, du maquis et nous sommes prêts à déposer les armes du moment que cela ne ressemble pas à une reddition.
Ce que nous désirons c'est la fin de la domination européenne et que l'avenir de l'Algérie se fasse dans une étroite coopération entre Algériens, d'origine musulmane et européenne.
Chacun a droit de vivre en paix dans son pays, nous désirons une cohabitation étroite avec les Européens et une coopération importante avec la France. »
31 Mars : - Les émissaires FLN de la wilaya 4 (qui à cette époque représentait les 3/4 de la rebellions intérieure) et les représentant de la France, se mettent d'accord sur les conditions d'un cessez le feu conforme à la plate-forme établie le 28/03/1960 à Médéa., de plus les émissaires de Si Salah demandent l'arrêt des grandes opérations en Wilaya 4 pendant 8 semaines afin de leurs permettre de rallier les autres wilayas, en circulant plus librement.
1 Avril : - Le cargo Yougoslave « Slovenija », transportant armes et munitions est arraisonné par la marine française.
- Explosion, à Reggane, de la deuxième bombe atomique, « Gerboise blanche » puissance 4 Kilotonnes, au ras du sol.
12 Avril : - Violent accrochage entre le premier ministre, Michel Debré, et le général Challe, commandant en chef de l'armée, ce dernier refuse de quitter l'Algérie dans les 48 heures, comme le lui enjoint le premier ministre. Il refuse également le Grand Cordon de la Légion d'honneur que Debré veut lui remettre.
23 Avril : - Le général Challe quitte le commandement de l'Algérie, pour celui de l'OTAN !.
24 Avril : - Recrudescence des attentats FLN en France.
29 Avril : - Krim Belkacem est informé, par les autorités françaises, qu'une réunion doit avoir lieu avec Si Salah à Médéa.
1 Mai : - Le général Crépin prend le commandement de l'Armée en Algérie.
6 Mai : - Un bataillon de l'ALN, fort de 270 rebelles qui tente de forcer la frontière marocaine du coté d'Aïn-Seffra est « accroché » au djebel M'zi et perds 74 tués, 23 prisonniers et de l'armement lourd, les Français ont 12 morts et 20 blessés.
31 Mai : - Les 5 protagonistes de l'affaire « Si Salah », 2 français et 3 FLN se réunissent à nouveau à la préfecture de Médéa, les rebelles confirment leur accord, à condition qu'ils rencontrent un haut personnage de l'état pour conclure avec lui un pacte  définitif.
1 Juin : - Le GPRA installe une mission permanente en Chine.
5 Juin : - A Rennes au Congrès de l'ACUF, présidé par le général Salan, une motion réclame le titre de combattant pour les anciens d'AFN.
9 Juin : - A Paris dans la cours d'honneur des Invalides le général Salan fait ses adieux à l'Armée.
- Un avion du GLAME, décolle de l'aéroport d'Alger, Maison Blanche, avec à son bord l'état major FLN de la wilaya 4.
10 Juin : - Le colonel Si Salha, chef de la wilaya 4, Si Mohamed chef militaire de la wilaya 4 et Si Lakdar adjoint politique de Si Salah, rencontrent secrètement le général De Gaulle à l'Élysée, en vue de négocier une paix des braves, pour les rebelles des wilayas 3, 4, 5 et 6.  Tous  les protagonistes, FLN, de l'affaires seront par la suite, assassinés ou tués!.

14 Juin : - Dans un discours télévisé le général de Gaulle renouvelle son offre de paix au GPRA, mais ne fait aucune allusion à ses contactes avec Si Salah.   
16 Juin : - Création du FAF (Front Algérie Française) à Alger, qui en quelques jour recueil plus de 420.000 adhésions, sous la présidence du Bachaga Boualam.
19 Juin : - Paul Delouvrier, Délégué Général en Algérie, interdit au journaux de laisser un blanc à la place des articles censurés, comme ils avaient l'habitude de le faire depuis novembre 1954.
20 Juin : - Appel de Ferhat Abbas au peuple algérien.
25 Juin : - Pourparlers préliminaires de Melun avec le FLN.
30 Juin : - Le MNA réaffirme qu'il n'y aura aucune discrimination entre les Algériens, qu'ils soient d'origine européenne ou israélite, ils seront les citoyens égaux de la patrie algérienne. Le MNA fait appel à ces minorités pour qu'elles contribuent au rétablissement de la paix et à l'édification de l'État algérien.
28 Juillet : - A Radio Tunis  " La voie de l'Algérie Arabe " annonce que le lieutenant Raymond Bouchemal, chef de la SAS de Tassala (Nord Constantinois), qui a été fait prisonnier par le FLN  le 5 juin 1958, a été fusillé.
4 Août : - Deux appelés Pied-noirs, prisonniers du FLN sont fusillés, en Tunisie.   Mgr Duval l'évêque d'Alger refusera qu'une messe à la mémoire des deux soldat soit dite en la cathédrale d'Alger.
9 Août : - 2 appelés du 8° Spahis, fait prisonniers dans une embuscade tendu par le FLN, sont fusillés par l'ALN, prés de Gardimahou en Tunisie. 
10 Août : - Le général Salan se retire à Alger pour y passer sa retraite, le Délégué générale de l'Algérie, Paul Delouvrier, lui signifie qu'il y est indésirable et qu'il le fera expulsé, s'il ne quitte pas de lui même le territoire algérien.
13 Août : - Les appelés Clotaire Le Galle et Michel Castera, prisonniers du FLN, sont fusillés en Tunisie, sur ordre du GPRA.
18 Août : - Le général De Gaulle gracie 10 condamnés à mort FLN.
25 Août : - Un commando du FLN mitraille les baigneurs sur la plage du Chenoua à l'ouest d'Alger, faisant plusieurs morts et blessés, parmis les baigneurs. 
1 Septembre : - Expulsion d'Algérie, d'Européens pro Algérie Française.
3 Septembre : - Mise en place en Algérie du MPC (Mouvement Pour la Communauté) destiné a promouvoir les idéaux gaullistes en faveur de l'indépendance.
5 Septembre : - Ouverture du procès du réseau Jeanson (porteurs de valises FLN) à Paris, ou comparaissent 18 Français de métropole et 6 Français musulmans. Ils seront condamnés à des peines de prisons, et amnistiés en 1966.
- Publication du manifeste des 121 qui prône, l'insoumission et l'aide aux militants du FLN.
9 Septembre : - Le FLN fait une démarche auprès du Président Eisenhower (USA).
14 Septembre : - 13 signataires du manifeste des 121 (pro FLN) sont inculpés.
15 Septembre : - A Alger au cours d'un discours le général Salan déclare qu'il n'est au pouvoir d'aucune autorité de décider de l'abandon d'une portion de territoire où s'exerce la souveraineté de la France.
18 Septembre : - Après son discours le général Salan, convoqué par Messmer, ministre des armées, se rends à Paris après avoir été se recueillir sur la tombe de son fils enterré à Alger.
20 Septembre : - Les protagonistes de l'affaire Si Salah sont arrêtés par Si Mohamed qui les a trahi, ils sont exécutés, sauf Si Salah qui perd son commandement et reste prisonnier. A la suite de quoi, de sanglantes purges, élimineront tous les protagonistes de cette affaire, tant à l'intérieur de cette wilaya que dans les autres.
22 Septembre : - Le général Salan se voit interdire l'accès du territoire algérien par le ministre des armées.
23 Septembre : - La retraite du combattant, supprimée par de Gaulle est intégralement rétablie, mais elle est cristallisée (bloquée) pour tous les anciens combattants d'outre-mer, ainsi que leurs pensions. De ce fait la retraite du combattant, perçu aujourd'hui, par un ancien combattant des ex territoires français est toujours identique au montant perçu en 1959 soit environ 12 € par an. Cette cristallisation sera revue à la fin des années 1990, et réajustée en fonction du revenu moyen du pays.
26 Septembre : - 5 Élus musulmans de l'UNR (parti gaulliste) démissionnent.
2 Octobre : - Fin du procès du réseau Janson, 17 accusés sont condamnés.
3 Octobre : - Le parti communiste soutien « le manifeste des 121 » qui déclare : « Nous jugeons justifiée la conduite des Français qui estiment de leur devoir d'apporter aide et protection aux Algériens du FLN . »
4 Octobre : - A Paris manifestation des partisans de l'Algérie Française.
6 Octobre : - Publication du Manifeste des intellectuels français  en faveur de l'Algérie française.
24 Octobre : - Ferhat Abbas déclare au New York Times que l'aide Russe et Chinoise, au GPRA, va être accrue.
25 Octobre : - Conférence de presse du général Salan, à Paris, qui proclame que : « L'Algérie demeurera ce qu'elle est, française, et que la France est prête à tous les sacrifices pour remporter une victoire française. »
26 Octobre : - Nombreux meetings en  faveur de la paix en Algérie.
27 Octobre :
Violentes échauffourées, à Paris, lors de la manifestation de l'UNEF en faveur de la paix en Algérie, entre partisans et adversaires de l'Algérie Française.
28 Octobre : - Réunion plénière du GPRA à Tunis.
1 Novembre : - En Algérie, le FAF a dépassé le million d'adhérents dont 40% de musulmans.
2 Novembre : - Craignant d'être assigné a résidence, Salan quitte la France pour l'Espagne.
3 Novembre : - Début du procès des « barricades », il y a 15 accusés, dont un colonel et un commandant, 4 sont en fuite qui seront jugés par contumace. Le verdict sera rendu le 3/03/61. Au cours d'une audience le général Massu, accuse le collaborateur de Delouvrier, Délégué général, d'avoir laissé les camps d'hébergement, se transformer en séminaire de la rebellions ou « l'armée n'avait pas à y mettre son nez. »
4 Novembre : - Dans son discours télévisé le général De Gaulle évoque pour la première fois : « la République Algérienne qui existera un jour».
5 Novembre : - Le GPRA, exige dans ses revendications, que 200.000 Français quittent l'Algérie et que les autres n'aient droit qu'a des garanties limitées.
10 Novembre : - De Gaulle déclare en Corse :  « Le FLN a avec lui la presque totalité des musulmans d'Algérie. »
11 Novembre : - Pour protester contre la politique du général De Gaulle, le Maréchal Juin, héros de la campagne d'Italie, refuse de participer aux cérémonies du 11 novembre à Paris.
- Violentes manifestations, à l'appel du FAF, à Alger à l'occasion de la célébration de l'armistice de 1918. 
20 novembre : - Un commando français détruit, en territoire Marocain, l'antenne de radiodiffusion offerte par la RTF au Maroc mais utilisée par le FLN. La France la remplacera à ses frais
24 Novembre : - Paul Delouvrier est remplacé par Jean Morin nouveau Délégué général en Algérie.
4 Décembre : - Fuite en Espagne de 5 inculpés du procès des « barricades » (Lagaillarde, Susini, Ronda, Foral et Demarquet).
5 Décembre : - Ouverture à l'ONU du débat sur l'Algérie.
7 Décembre : - Débat sur l'Algérie à l'Assemblée nationale.
8 Décembre : - Un ordre de grève général est lancé par le FAF, contre la venue du général, De Gaulle  en Algérie.
9 Décembre : - Arrivée en Algérie du général De Gaulle pour un voyage de 4 jours.
- Début des violentes manifestations des Européens d'Algérie contre la venue du général de Gaulle, de nombreux manifestants seront arrêtés, dans toute l'Algérie.
- Au cours de rafles organisées dans les centres villes, par la gendarmerie mobile et les CRS, des centaines de jeunes européens sont arrétés et internés dans des camps.
10 Décembre : - Début des manifestations musulmanes, organisées par les SAU, (l'équivalent des SAS dans le bled) aux cris de vive de Gaulle et Algérie Algérienne, qui très vite dégénèrent et se transforment en émeutes, des drapeaux FLN sont brandis, des européens sont lynchés, des magasins et des maisons sont incendiés et leurs occupants massacrés, l'armée ouvre le feu pour ramener le calme.
- De Gaulle déclare aux officiers réunis sur l'aérodrome de Blida, prés d'Alger :
« C'est une Algérie Algérienne, qui, tous les jours, deviendra, par la force des choses, plus algérienne que la veille. » 
13 Décembre : - Le bilan des 3 jours d'émeutes est de 600 européens et 250 musulmans arrêtés et internés, et 113 morts et plus de 200 blessés, toutes tendances confondues.
15 Décembre : - Le conseil des ministres prends des sanctions disciplinaires contre le général Salan et révoque des fonctionnaires d'Algérie qui ont fait grève le 9 décembre.
16 Décembre : - Appel de Ferhat Abbas au peuple algérien.
19 Décembre : - Ouverture de la campagne pour le référendum.
- Ouverture du débat sur l'Algérie à l'ONU
- Arraisonnement d'un cargo yougoslave chargé d'armes destinées au FLN.
20 Décembre : - Dans son allocution, le général De Gaulle déclare que le OUI au referendum aura pour conséquence, la naissance d'un état algérien, ayant son gouvernement, ses institutions et ses lois.
- Le vote à l'ONU sur « le droit du peuple algérien à la libre détermination et à l'indépendance » recueil 63 voix pour, 8 contre et 27 abstentions.
22 Décembre : - Arraisonnement d'un nouveau cargo yougoslave chargé d'armes destinées au FLN.
- Le premier ministre, Michel Debré déclare : « L'Algérie que prévoit De Gaulle est une Algérie avec drapeau français et armée française. Pour de Gaulle, la République algérienne est à échéance de 30 ans. » 
23 Décembre : - Gérard Palisse du 3° Génie est fait prisonnier par le FLN près de El Aricha
24 Décembre : - Dissolution du FAF (Front Algérie Française).
27 Décembre : - Explosion de la 3e bombe atomique, « Gerboise rouge » du coté de Reggane, au Sahara.
29 Décembre : - Sur ordre du gouvernement, Alphonse Juin, Maréchal de France, est déchu  de sa fonction de membre de droit du Conseil supérieur de la Défense Nationale, pour ses positions en faveur de l'Algérie française.