Issu d'une vieille famille de tradition juive. Parmi ses nombreuses fonctions, il assure la présidence de l'Alliance Israélite Universelle. En 1914, il est avocat au barreau de Paris puis, mobilisé au front dans la Marne, il est grièvement blessé le 12 octobre 1914, à Saint-Mihiel, dont il souffrira durant sa vie.
En 1919, il est reçu à l'agrégation de droit. Il enseigne successivement à Aix-en-Provence, Lille et Paris. Il est l'un des fondateurs de l'Union fédérale des anciens combattants et victimes de guerre. De 1924 à 1936, il préside le Conseil supérieur des pupilles de la Nation.
Délégué à la Société des Nations, il refusera de siéger à Genève après sa dénonciation publique des accords de Munich.
L'Académie de droit international de La Haye lui ouvre une chaire.
Dès juin 1940, il rejoint la France Libre à Londres. Il y assure les fonctions de commissaire national à l'Instruction Publique et à la Justice, il est du nombre des conseillers du Général de Gaulle. C'est lui qui rédige les accords Churchill-de Gaulle définissant les relations de la France Libre et de l'Angleterre. Il devient secrétaire permanent du Conseil de Défense de l'Empire, et, en 1943, Président du comité juridique du Gouvernement provisoire d'Alger. À la libération, il est nommé vice-président du Conseil d'État poste qu'il occupe de 1944 à 1960. À la demande du Général, il prend aussi la direction en 1943 de l'Alliance israélite universelle dont il dirige la renaissance après guerre et jusqu'à sa mort.
Il participe à la création de l'École nationale d'administration, dont il présidera le conseil d'administration jusqu'en 1960. En 1959, il devint membre de la Cour européenne des Droits de l'Homme, qu'il présidera de 1965 à 1968.
Il pèse pour que l'UNESCO installe son siège à Paris. Délégué de la France à l'ONU, humaniste, défenseur passionné des droits de l'homme, il est le principal inspirateur et rédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.
Au Conseil d'État, à l'Institut, au conseil constitutionnel, à la Cour Européenne des Droits de l'Homme, à l'Institut international du droit des pays d'expression française, René Cassin, compagnon de la Libération, accumule les titres et les tâches qui lui vaudront en 1968 le prix Nobel de la Paix.
Nul, mieux que lui, n'a compris que le respect des droits de l'homme et la paix étaient indissolublement liés, ce qu'il exprima en disant : « Il n'y aura pas de paix sur cette planète tant que les droits de l'homme seront violés en quelque partie du monde que ce soit. »

DECLARATION  UNIVERSELLE  DES
DROITS  DE  L'HOMME


Plus particulièrement c'est le 10 décembre 1948 que l'assemblée générale de l'ONU adopte la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme dont l'un des principaux rédacteur fut René Cassin.

Né à Bayonne le 5 octobre 1887, il fait ses études primaires et secondaires à Nice, puis à la Faculté de droit d'Aix en Provence et devient Docteur es Sciences, juridiques et Sociale à Paris.

Mobilisé en 1914, il est grièvement blessé le 12 octobre 1914.


La Défense des Anciens Combattants
Revenu à la vie civile comme professeur de Droit il se consacre à la défense des victimes de la guerre (blessés, veuves, orphelins, malades).
En 1917 il participe à la création d'une des premières associations d'anciens combattants.
En février 1918 il crée officiellement l'Union Fédérale.
En 1919 il est, membre de l'office des mutilés et Vice président du Conseil Supérieur des pupilles de la Nation.
Il est à l'origine de toutes les lois estimant, à partir du droit à réparation, les justes compensations des souffrances endurées lors de la guerre.

La Défense de la Paix

Il participe activement à la création d'organisations internationales d'anciens combattants, réunissant ainsi les anciens adversaires dans un esprit de paix.

Membre permanent de la délégation française à la Société Des Nations dés 1924 il Ĺ“uvrera pour que la paix internationale s'installe.

Le Résistant
Il part de France le 19 juin 1940 pour rallier le générale De Gaule, dont il devient le conseiller très écouté.

Les Doits de l'Homme
En 1944 il est désigné comme représentant de la France, à la commission des droits de l'homme de l'ONU . Il est le rédacteur, avec Mrs. Eleanor Roosevelt, de la déclaration universelle des droits de l'homme.

L'homme d'état

Durant 16 ans il dirigea deux des organismes les plus importants de la vie française :
L'E.N.A et le Conseil d'État. C'est dire le rôle essentiel qu'il eut dans la vie politique française.
Il participa, d'une manière très forte, à l'élaboration de la constitution de la V° République.
Il fut nommé membre du Conseil Constitutionnel le 18 juin 1960 ou il resta jusqu'au  22 Février 1971.

Le Prix Nobel de la Paix

Sanctionnant cette longue carrière, la plus haute consécration, le Prix Nobel de la Paix, lui fut attribué le 10 décembre 1968, 20 ans après la promulgation des droits de l'homme.

L'homme publique

Membre de l'institut depuis 1947, Président de l'Académie des Sciences Morales et Politiques. Docteur Honoris Causa des Universités, d'Oxford, Londres, Mayence et Jérusalem. Président de l'institut des relations internationales.
Il fut, dés sa création en 1960, désigné pour représenter la France à la cour Européenne des droits de l'homme, ou il fut Vice Président de 1960 à 1965 et Président de 1965 1968.

Sa fin

Il s'est éteint à Paris le 20 février 1976 à l'âge de  89 ans.



Le 5 Octobre 1987 ses cendres
furent transférées au Panthéon

DÉCLARATION
UNIVERSELLE DES
DROITS  DE L'HOMME

ASSOCIATION POUR

LA PENSÉE À RENÉ CASSIN